« L’institut National des conditions de Vie au Travail met au point une campagne de communication sur la lutte contre la propagation du COVID 19 sur les lieux du travail, en collaboration avec le Ministère du Travail et de l’Insertion Professionnelle», a déclaré son Directeur, Monsieur Abderrazak Lalj,à l’occasion d’une visioconférence organisée le jeudi 28 mai par l’institut en collaboration également avec ce Ministère sous le thème : «la prévention de la propagation du COVID 19 sur les lieux du travail après la levée du confinement : quel scenarii ? ».
Monsieur Lalj a souligné que la campagne de communication en question couvrira tous les aspects relatifs aux moyens de lutte contre le fléau sur les lieux du travail notamment l’information,la sensibilisation et le conseil.
Dans le cadre de son ouverture à la société civile, Monsieur Lalj ajoute que l’Institut est en train de finaliser avec le Collège National des Médecins du Travail une convention de partenariat portant sur la lutte contre le COVID 19 en milieu de travail, notamment à l’issue de la levée du confinement. A ce titre, une tribune téléphonique sera mise en place, qui permettra, grâce à la participation de médecins du travail des deux secteurs, public et privé, de répondre aux interrogations des employeurs et des salariés et autres acteurs du monde du travail et de prodiguer des conseils et des orientations en relation avec la prévention contre le fléau.
Le Directeur de l’institut National des conditions de Vie au Travail a souligné, en outre, l’importance de la tenue de la visioconférence à laquelle ont participé notamment les représentants des Ministère du Travail et de l’Insertion Professionnelle, de la Santé, de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie Verte et Numérique, de l’Intérieur, de l’Agriculture, la Pêche Maritime, le Développement rural et les Eaux et Forêts, de l’Energie, les Mines et l’Environnement, de l’Agence Nationale pour la Promotion de la Petite et Moyenne Entreprise, des organisations syndicales les plus représentatives et de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc. Monsieur Lalj a mis l’accent sur l’expérience sur le terrain et le vécu des participants, qualités à même d’éclairer la voix aux différentes catégories de travailleurs tous secteurs confondus.
Par ailleurs, Monsieur Lalj a indiqué que cette visioconférence est une occasion pour approfondir le dialogue ouvert dans différentes tribunes en lien avec la lutte la propagation du COVID 19 sur les lieux du travail ; et d’ajouter que, autant la levée du confinement est un élément de soulagement pour les citoyens, sentiment somme toute légitime, autant cette nouvelle étape met les responsables et avec eux l’ensemble des citoyens devant une responsabilité essentielle, celle de renforcer la prévention afin d’éviter une nouvelle vague de propagation du virus.
A cours de la visioconférence, Monsieur Lalj n’a pas manqué de rappeler les missions et les attributions de l’institut National des conditions de Vie au Travail telles que fixées par la convention constitutive portant création de l’institut en l’an 2010, lesquelles missions sont axées notamment sur la formation, l’information, la sensibilisation, le conseil, l’observation et l’analyse des conditions liées aux ambiances de travail et la promotion de la prévention en santé et sécurité au travail. Tout ceci fait de l’institut, selon son directeur, un pôle d’intérêt pour les chercheurs et les personnes intéressées par les questions de prévention en milieu de travail en général, et pour les employeurs et les salariés en particulier.
A ce titre, Monsieur Lalj a indiqué que l’Institut a mobilisé depuis le début de la pandémie toutes ses ressources pour prendre part à l’effort national de lutte contre le fléau. Il a ainsi participé à l’élaboration des mesures annoncées par le ministère de tutelle à cet effet, avant même l’instauration du confinement sanitaire. Il a aussi participé à l’élaboration du protocole sur la prévention de la contamination au COVID 19sur les lieux du travail.
L’épidémie, selon le directeur de l’Institut National des Conditions de Vie au Travail, a modifié maintes conceptions et usages au niveau des personnes comme à l’échelle sociétale et professionnelle. La visioconférence est donc un espace pour sonder les perceptions et les avis des différents partenaires quant à la prochaine étape ainsi que les leçons à tirer à l’issue de la crise et les éventuels développements à venir dans le monde du travail.
D’autre part, Monsieur Lalj a loué les efforts consentis par les départements ministériels et les organisations représentatives des employeurs et des salariés aussi bien au sein des unités de production qu’à l’extérieur des espaces de travail, tout en affirmant que les travaux des comités régionaux, provinciaux et locaux créés à cet effet sont l’expression tangible du sens civic des divers partenaires de l’entreprise marocaine, dans le soucis de préserver la santé et la sécurité des salariés et de la continuation de ses activités.
Il a également rappelé à ce titre la mobilisation des pouvoirs publics, des institutions élues, des acteurs de la société civile ainsi que des forces vives de la Nation, derrière Sa Majesté le Roi Mohammed VI que DIEU l’assiste, dans un esprit de solidarité et dans une démarche prospective mobilisant toutes les ressources humaines et matérielles, instaurant les mesures de précaution que la conjoncture impose au quotidien, particulièrement au sein des unités de production.
Pour rappel, l’institut National des conditions de Vie au Travail est un groupement d’intérêt public doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. L’Etat fait partie de ses membres fondateurs. Douze départements ministériels en plus de l’Agence Nationale pour la promotion de la Petite et Moyenne Entreprise sont représentés au sein de son Conseil d’Administration, lequel Conseil en détermine l’organisation et l’action, oriente la politique, établit la stratégie et adopte le plan d’action de l’institut.
La mission essentielle de l’Institut est de consacrer tous ses efforts pour promouvoir la sécurité et la santé sur les lieux du travail, sur tout le territoire national, attendu que la prévention contre les risques professionnels se doit d’être une locomotive pour le développement économique et social.